« Tous mes films racontent des histoires de corps et de domination. Ici je confronte mon héroïne à l’emprise d’un homme puissant. 

Un jour, on m’a amené dans un marché à bestiaux en Bourgogne. Ce lieu m’a frappé par son fonctionnement, sa structure, sa théâtralité. Je décide de plonger mon héroïne dans les enjeux de pouvoir de la filière.

Quand on a commencé à chercher des financements avec mon producteur, les réactions au scénario étaient perplexes. L’affaire Weinstein éclate quelques mois après et le regard sur le film change. Alors que le scénario lui n’avait pas bougé !

J’avais envie de formes de cinéma nouvelles pour moi : des plans-séquence très longs, du mouvement.

Le film est porté par Diane Rouxel, elle est bouleversante de force et de fragilité. Je pense au moment où elle sort de chez Sylvain (Jalil Lespert) et où elle part en voiture... Il fallait le porter ce plan-là ! » Naël Marandin (réalisateur)