lundi 14 décembre 2015

Rencontre avec Axel Salvatori-Sinz (réalisateur) des Chebabs de Yarmouk - jeudi 17 décembre - 20h00

Un rendez-vous à ne pas rater autour d'un très beau film et de son réalisateur qui nous fera le plaisir d'être parmi nous. 
Un film plus qu'actuel même si "très rapidement après son tournage, le film a rejoint le clan assez fermé des documentaires veufs de leur sujet, qui ont capturé, parfois sans le savoir, une réalité déjà disparue au moment où ils se présentent sur les écrans de cinéma."

Critique Télérama:

C'est beau, un passeport. Petit carnet de rien mais qui permet tout. Lorsqu'il leur est donné d'en tenir un entre les mains, Ala'a, Hassan, Samer, Tasneem et Waed tournent et retournent ce sésame capable d'ouvrir leur horizon, de les arracher enfin à Yarmouk, gigantesque camp de réfugiés palestiniens situé dans la banlieue de Damas, en Syrie... Dans ce documentaire tourné avant la guerre, Axel Salvatori-Sinz ne montre pas de jeunes résistants préoccupés par la lutte contre l'occupant israélien. Il filme des jeunes gens au carrefour de leur vie, qui échafaudent des plans pour repousser l'échéance du service militaire, pour s'ouvrir au monde en général, au cinéma et au théâtre en particulier. Et qui se mettent à douter, parfois : et si leur place était à Yarmouk, parmi les leurs ? Ils discutent, fument, plaisantent, méditent, à moins qu'ils ne dépriment. Souvent, ils ont le regard dans le vague, perdus dans des abîmes insondables...
Lorsque le film s'achève, on a la boule au ventre : on quitte les héros au début des premiers mouvements populaires en Syrie. Aujourd'hui, leurs appartements ne sont plus que poussière : le camp a été détruit en grande partie. Et Hassan a été tué, sans doute torturé à mort par l'armée régulière syrienne. — Marc Belpois

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